12.26.2011

entretien privé avec Anne Cécile Lacoste.





























Salut Anne Cécile, comment vas tu ?
Et bien tout va bien, surtout après toutes les belles choses qui viennent de m’arriver !

Tu viens de remporter le championnat de France, puis dans la foulée une jolie place de 5ème à l'étape IBA des Açores et pour finir la cerise sur le gâteau, vice championne du Monde ISA aux Canaries et championne du Monde par équipe. C'est assez dingue comme saison, est ce que tu réalises ?
Oui c’est complètement dingue ! Tout s’est enchainé très vite et j’ai toujours du mal à réaliser…L’année 2011 avait très mal commencée avec ma déchirure des ligaments du genou suivit de la Dengue, je m’étais résignée et je m’étais dit que ça serait une mauvaise année pour moi.. Mais finalement elle se termine mieux que ce que j’aurais pu espérer.
En plus, je n’ai participé à aucune compétition de l’année et en l’espace d’un mois, j’ai réalisé plus que tout ce que j’avais pu faire auparavant. C’est génial !
Les ISA World Surfing games resteront une expérience inoubliable pour moi. C’était vraiment énorme la force que nous a donné cet esprit d’équipe, notre amitié et notre passion pour ce sport .Quand nous avons remporté le titre de Champion du monde, c’était mystique, j’avais l’impression d’être dans un autre monde. J’espère vraiment que ce titre va aidé le Bodyboard français à reprendre l’ampleur et le respect qui lui ai du… Nous sommes conscient de ce que nous avons réalisé, maintenant à « ceux » qui tiennent les reines de s’en rendre compte eux aussi et de faire en sorte que notre sport continue à briller.


Depuis plusieurs saisons, tu es toujours sur le podium des championnats de France mais il a fallu attendre cette année pour le titre, pourquoi ?
Oui c’est vrai que j’étais abonné à la troisième place depuis un moment ! Pour moi les Championnats de France, c’était festif,  une occasion de revoir les ami(e)s . J’y allais bien sur en voulant gagner mais ce n’était pas ma priorité. Je ne me posais aucune contrainte et surfais limite comme en free surf. Je n’ai jamais eu l’esprit compétion et je pense que je manquais d’envie. Ce qui m’importait c’était surfer des bonnes vagues et m’amuser.
Je ne sais pas pourquoi cette année, mais quelque chose avait changé en moi, peut-être une frustration que j’avais enfouie, cette sensation de déception envers moi-même que j’éprouvais à chaque fois que je rentrais de cette compétition, comme si j’étais passée à coté de quelque chose a ma porté mais qui m’échappait encore une fois parce que je ne m’y investissait pas assez. J’y suis allée avec un tout autre esprit cette fois ci ; je voulais vraiment gagner !
Je me suis bien préparée avant la compétition, j’ai mis toutes les chances de mon coté, je me suis  plus isolée que d’habitude, je suis restée concentrée sur mon objectif, j’étais entourée et poussée par mon Club et toute l’équipe d’Ocean Roots, ainsi que par les encouragements de mes amis , ma famille. C’est comme si tout le monde voulait que je gagne jusqu’aux autres compétitrices et amies. C’était mon jour, c’était magique, « enfin ! ». J’étais tellement émue, je pleurais même déjà dans l’eau avant que la trompe sonne la fin de la finale. J’ai tout laché d’un coup. Tous mes « ptits enfants » d’ocean roots à qui j’ai appris a surfer étaient tous au bord pour me sauter au coup, ainsi que ma sœur Mahalia qui m’attendait en pleurant accompagnée de Janique Hoarau ma  bodyboardeuse préférée qui m’a fait rêver et m’a donné envie de me mettre au bodyboard quand j’étais jeune, ce fut un moment très fort en émotion, un cadeau de Dieu. Ce titre m’a aussi permis de prendre confiance en moi et a accentué ma motivation pour me lancer sur le tour Pro.


Pourquoi avoir attendu si longtemps également pour te voir sur la scène internationale ?
Je le répète, je ne suis pas une compétitrice dans l’âme. Faire une carrière professionnelle n’était vraiment pas une de mes priorités surtout que cette voix comprenait beaucoup de difficultés à savoir un coup financier que je ne pouvais assumer, et l’impossibilité de concilier ma vie professionnelle avec le tour pro. Quand je fais quelque chose, j’aime le faire à fond et bien. Je me suis donc investie dans la création du club et école de surf Ocean Roots à Arcachon durant 5 ans, puis s’en est suivit des déménagements à l’étranger, des voyages, des obligations et engagements personnels , toutes ces choses desquelles j’ai pu profiter et vivre pleinement sans aucun regrets.
On a tous des chemins différents qui se mêlent, s’entremêlent et se démêlent (parfois non malheureusement.. !) et tout ce temps comme tu dis m’a permis de me construire et mûrir.
Je participais à une, voire deux étapes dans l’année du tour pro, quand j’en avais l’occasion, mais sans m’y préparer vraiment… j’étais comme on dit « complètement à l’arrache » ! Je partais la veille au soir après avoir débauché, j’arrivais fatiguée, pas dedans, je repartais  frustrée énervée en disant que j’avais pas eu de chance alors qu’au fond de moi je savais que c’était complètement ma faute si j’avais échoué vu que je ne m’étais pas du tout investie et préparée comme les autres, même si la chance à une part dans toute victoire.
Je ne voulais plus me retrouver dans cette situation, alors j’ai sorti la compétition de ma vie et je me suis dis que le temps viendra pour moi s’il doit venir.
Il faut croire que la patience paye, l’opportunité se présente réellement pour moi cette année. Je vais travailler à la boutique Sen No Sen (Licious) à Arcachon Le Moulleau tout en participant à chaque étape du tour 2012, soutenu par mes sponsors Milk Bodyboards, Kanabeach et mon club Ocean Roots.
De ce fait, je ne vois plus la compétition du même œil. Tout ce qui était contrainte pour moi se transforme en avantage. Je vais pouvoir rencontrer des gens passionnés comme moi, créer des liens, découvrir d’autres pays, cultures, façon de penser, pouvoir surfer des spots mythiques, me confronter aux autres et repousser mes limites, bref, vivre une vie pleine d’aventures, de défis et de partage. C’est pas loin de ce que je faisais et recherchais quand je partais en voyage finalement !


Décris nous l'ambiance sur les compétitions entre filles.
L’ambiance est bonne et les filles se respectent beaucoup entre elles du point de vue sportif de ce que j’ai pu voir. Il y a beaucoup de partage, d’entre aide. Les bodyboardeuses professionnelles restent un nombre assez restreint et très peu d’entre elles arrivent à vivre de leur « métier ». Cela reste en parti un groupe de filles qui surfe à travers le monde animées par la même passion. C’est une grande famille très accueillante même si dans l’eau la compétition est rude (chose que j’ai mi du temps à accepter !) mais maintenant j’aime ça et j’ai envie de relever ce challenge.
Rien qu’entre Confital aux Canaries l’année dernière et les Açores cette année, pas mal de filles sont venues vers moi et des connexion se sont créées, ce qui laisse présager une bonne saison 2012 à venir, je suis impatiente !


Quelle est la suite du programme pour toi ?
Je passe les Fêtes de fin d’année ici en France avec ma famille, chose que je n’avais pas fait depuis longtemps. Je redoutais un peu ce moment car j’aime pas trop ça, mais finalement après les derniers évènements, ils sont tous heureux de m’avoir avec eux et moi aussi.
C’est important pour moi d’être près des gens que j’aime même si je suis souvent en vadrouille.
Je pars le 3 Janvier à Puerto Rico pour un mois rejoindre ma copine Panaméenne Bégona Martinez qui m’attend là bas. J’y vais afin de m’entrainer au chaud et profiter de cette ile à l’ambiance Caribéenne qui a l’air magnifique. Natasha Saguardia ainsi qu’Isabella Sousa nous rejoignent plus tard. J’ai trop hâte d’y être, j’espère que les conditions seront au rendez-vous. C’est un grand plaisir pour moi de retrouver ces filles, j’adore ce qu’elles dégagent et leur surf est vraiment impressionnant. Ceux sont des inspirations pour moi.
Ensuite je pars directement pour Hawaii pour la première étape du tour pro 2012 où je rejoins le team « frenchy ». Il semblerait que nous soyons pas mal à y aller cette année, avec une scène réunionnaise en masse parait-il. Ca risque d’être « légendaire » aussi tout ca ! Je reste un mois également là bas, afin de pouvoir profiter du free surf et visiter ce paradis. Je serais de retour en Mars pour recommencer à travailler au shop avant la prochaine compétition. La vie est belle !


Quelle vision tu as d'Hawaii ? A quoi t'attends tu ? Es tu impatiente ?
Moi qui adore voyager, je n’ai jamais rêver d’aller à Hawaii. Je me disais si je suis riche j’irai car pour moi c’était synonyme de beaucoup trop de monde à l’eau, trop cher, stressant, et vu que j’aime le calme et la tranquillité, d’autres endroits à découvrir m’attiraient plus.
Y aller dans ce contexte de compétition change la donne. Les compétitions à Pipeline sont réputées pour être toujours folles, c’est un spectacle hallucinant où l’on en prend plein les yeux, et si je passe les trials, j’aurais peut être la chance de surfer cette vague à quatre au pic voire deux, un rêve ! Ce serait un privilège d’exception.
J’ai vraiment hâte d’y être, de découvrir enfin cette ile mythique, cette vague légendaire, «La Mecque » quoi. Tout surfeur rêve d’y aller un jour, je prends cela comme une chance.
J’espère que les conditions seront bonnes et surtout que tout se passera bien ! La chance, le courage, l’engagement et mon petit brin de folie vont être mis a rude épreuve!


Quelle est la différence entre les bodyboards MILK et les autres planches ? Est-ce que ton matériel est une part déterminante de ta réussite ?
Avec Milk bodyboard, je peux me faire fabriquer mes planches sur mesure avec le shape et les couleurs que je désire.
C’est très important d’avoir une planche adaptée à son surf et son gabarit, chose difficile à trouver surtout quand on est une fille.
J’ai trop longtemps surfé des boards trop grande et épaisse pour moi, que je n’arrivais pas à bouger.
Les planches Milk me conviennent très bien .Je peux discuter de ce que je veux, ce que j’aimerais changer, tester ou améliorer afin de pouvoir perfectionner mon surf. C’est sur qu’avoir cette opportunité de pouvoir surfer ces planches ont été un déclic dans ma progression.


Est ce que tu as une préparation particulière pour les compétitions ?
Je suis un programme d’entrainement physique chez le magicien (comme je l’appelle), c’est mon kiné qui me suit depuis un bon moment et qui travaille aussi avec beaucoup de sportif. J’ai eu deux blessures importantes qu’il a soigné parfaitement, desquelles je suis sortie encore plus forte qu’avant. Il me fait travailler le renforcement musculaire surtout au niveau des bras, beaucoup de gainage et de cardio. J’y vais deux voir trois fois par semaine (tout dépend des vagues).
Ensuite, j’essai de me mettre à l’eau le plus souvent possible et de surfer toutes les conditions, même si des fois les vagues sont vraiment mauvaises. D’ailleurs, vu que les bancs de sable sont pas top en ce moment à la maison, je n’hésite pas descendre dans le sud dès que je peux pour surfer et profiter des bons carry et rougaille de mademoiselle Galais.
Je cours deux fois par semaine, et vais à la piscine si le temps ne permet pas de surfer.
J’essai de manger sainement et équilibré. Je termine mes journées par une séance de streching et je me couche tôt car c’est le moment où je récupère le mieux, pour me lever tôt ensuite le lendemain afin de profiter un maximum de la journée. En mode « mamie » diront mes amis!
J’apprécie ce rythme de vie. Il est important pour moi d’être bien dans ma tête et mon corps afin d’avoir pleinement confiance en moi au moment propice. De plus, pour moi Hawaii est un challenge, et synonyme de grosses conditions. Si  je me sens forte dans ma tête, et mon corps, ça me donnera déjà confiance en moi afin de pouvoir affronter cette vague dangereuse. 
Je pense qu’en me préparant ainsi, je mets toutes les chances de mon côté. Après il se passera ce qu’il doit se passer, mais au moins je n’aurais pas de regrets.


On dit bien souvent que c'est difficile d'être une fille au pic, mais tu es la preuve qu'on peut être une fille et se faire respecter. Chez toi à La Salie, tu n'as visiblement pas trop de  problème à t'imposer... 
Ce respect je me le suis gagné. Ca n’a pas été facile , mais j’aimais trop le bodyboard pour laisser quoi que ce soit m’empecher de continuer à surfer. J’ai été patiente, quitte à aller surfer sur un spot pas top afin d’être tranquille alors que c’était  parfait à coté, quitte a attendre  deux heures au pic avant d’avoir enfin une vague, quitte à me faire braquer sur mes vagues, j’ai jamais bronché et même avec ça, j’étais heureuse dans l’eau.
Je n’ai jamais été favorisée parce que j’étais une fille, et s’imposer dans ce monde est assez difficile. Mais c’est inconsciemment que j’y suis arrivée. En effet, je n’ai fait que vivre ma passion, dépasser mes limites et prendre du plaisir, sans jamais avoir pour but une reconnaissance quelconque. Moi je respecte tout le monde, c’est trop génial d’être à l’eau avec toutes les générations qui se mélangent, les vieux, les jeunes, les filles, les idiots, les aigris et les prétentieux, ceux qui fracassent et ceux qui prennent que des boites, le comique de service, celui qui hurle à chaque fois qu’il a une vague, tout ce petit monde à l’eau, cette ambiance, ça me fait plait, ça me fait rire et c’est ça qui est bon quand on est à la maison. Je pense que tu reçois des autres ce que tu leur inspires. Et donc tout c’est fait naturellement avec le temps pour moi.
Quand je rentre dans l’eau, je suis polie et souriante avec les gens même si je ne les connais pas, j’attends mes vagues et ça se passe super bien comme ca. Et si je me fais braquer ou que j’ai un problème, je reste calme, je déteste les conflits, je pars du principe que si quelqu’un est mauvais la vie le lui rendra. Et puis c’est vrai que lorsqu’il y a des conditions solides, je rentre à l’eau alors que certains mecs restent au bord et ça, ça paye aussi, surtout quand on est une fille.
On ne pourra pas empêcher les hommes d’avoir une attitude méprisante dans l’eau… on ne pourra pas les empêcher d’être macho et de nous rabaisser parce qu’on est tout simplement une fille (qui plus est allongée sur un bodyboard !) , mais bon, c’est le jeu et ça ne me touche pas du tout, c’est comme ça,  on fait un sport de mec. Je trouve quand même qu’avec le temps et le niveau des nanas qui a vraiment augmenté, il y a beaucoup moins de problèmes entre fille et gars dans l’eau.
Surfer cela doit rester un plaisir,  fille-garçon, pro ou pas pro, bon ou mauvais, body, surf et maintenant paddle, on s’en moque, y’en pas un qui a le droit à plus de respect que l’autre, il y a des règles qui existent et après, tout est une question de savoir vivre et d’humilité.
Y’en a qui ont compris et d’autres qui ne comprendront jamais.  


Tu t'es impliquer dans une association de filles dernièrement, peux tu nous en parler ?
Cette association s’appelle Mermaids. En fait, à la base du projet se trouvent trois personnes qui sont Marine Mainguy bodyboardeuse et compétitrice, Elodie Redon bodyboardeuse passionnée et la photoraphe et surfeuse Emilie Masson.
Elles ont monté cette asso afin d’essayer de créer un groupe de filles animé par la même passion qu’est le bodyboard. Ainsi, elles proposent des sessions ensembles juste pour le plaisir, où Emilie nous prend en photos, des séances d’initiations, de découverte ou de perfectionnement auprès des personnes qui le désirent, afin de donner gout aux filles à notre sport et motiver celles qui ont essayé et qui se sentent seule à continuer.
Moi qui suit souvent avec des gars , ça m’a toujours manqué d’être avec des nana à l’eau, grâce a cette association, j’ai pu rencontrer des personnes avec qui je m’entend vraiment bien et qui sont devenues des amies. On fait que des trucs de filles qui tournent autour du surf, c’est parfait !
J’espère vraiment que les filles vont pouvoir réussir à accomplir les projets qu’elles souhaitent entreprendre avec cette association et réussir à la développer. Je leur apporte tout mon soutient.


Enfin, on voit souvent arriver des filles en compétition qui un niveau assez faible alors que pour toi c'est peu l'inverse, tu as beaucoup voyagé et travaillé ton surf avant de te lancer sérieusement en compétition non ?
Aux Isa World Surfing Games, quand j’ai di mon age aux autres filles, elles ont fait « quoi ?! Mais pourquoi t’es pas sur le tour depuis plus longtemps? ».
Nous faisons nos choix dans nos vies en fonction de ce qui s’offre à nous. Je suis passionnée de bodyboard et de voyages et j’ai eu la chance de pouvoir concilier tout ça avec mon travail. J’ai pris beaucoup de plaisir à créer le club Ocean Roots, je m’y suis investi à fond, j’y ai appris beaucoup de choses, et partagé des moments inoubliables. Et en même temps, j’ai pu aussi profiter de mon temps libre pour voyager dans des endroits magnifiques ou j’ai surfé des vagues de qualité, des vagues de reef, surfer du gros et fuir l’hiver et l’eau froide. J’ai vraiment progressé en ayant ces opportunités de bouger et me confronter à d’autres style de vague que La Salie. C’était le compromis parfait. J’ai pu m’ouvrir l’esprit,, reçut de précieuses leçons de vie et pris en maturité dans mon surf et moi-meme grâce à ces voyages et ces rencontres.
J’ai acquis une technique et un niveau me permettant maintenant de pouvoir me mesurer aux meilleures bodyboardeuses mondiales, je me sens prète et j’en ai envie ! Je suis curieuse de voir à quoi ça ressemble, j’ai pu profité de tout ce que je voulais sans faire les sacrifices et concessions que demandent le tour pro, maintenant j’ai l’opportunité de le faire, j’ai eu des bons résultats dernièrement, toutes les conditions sont réunies pour que cela se passe bien, alors autant en profiter !  Il se passera ce qu’il devra se passer, c’est déjà une chance de pouvoir y participer, ce sera peut être la seule,  ça sera toujours une bonne expérience dans ma vie et qui sait ou ça me mènera, tentons-le !


Un dernier mot ?
Je voudrais remercier tous les gens qui m’ont soutenu et encouragé durant ces derniers temps, cela m’a beaucoup aidé et j’avais vraiment besoin de ça. Merci à mes amis, ma famille, pour tout l’amour, la joie et la force que vous me donnez. Tout ce que l’année prochaine prévoit, même si nous sommes éloignés par la distance, je le vivrais avec vous en vous gardant précieusement dans mon cœur. Merci à tous, toutes ces belles choses qui arrivent dans ma vie n’auraient pu s’accomplir sans vous. Bonnes fetes à tous, le meilleur pour vous pour cette année 2012. PURA VIDA !

1 commentaires:

Eloi a dit…

Congratulation Anne C ^^