2.12.2012

welcome to the team Martin Mouradian

We are glad to welcome Martin Mouradian to the team.
Martin is definitly one of the best european riders and even with impressing contest results he hasn't revealed his potential yet.

Nous sommes heureux d'accueillir Martin Mouradian dans le team.
Martin est sans doute l'un des tous meilleurs bodyboardeurs européens et malgré un palmares déjà impressionnant il n'a pas encore révélé aux yeux du monde tout son potentiel.


We're going to shape best boards he has ever ridden and bring him all support he needs to join the World Tour top 24 as soon as possible.

Nous allons lui shaper les meilleurs planches qu'il n'ait jamais eu et lui apporter tout le soutien dont il a besoin pour atteindre le top 24 du Tour Mondial dès que possible.



We are proud to count him beside  our riders Max Castillo, Julien Miremont, Anne Cecile Lacoste, Jimmy Petillon, Nicolas Padois and Mat Desaphie.
Nous sommes fiers de le compter aux côtés de nos riders  Max Castillo, Julien Miremont, Anne Cecile Lacoste, Jimmy Petillon, Nicolas Padois et Mat Desaphie.


Martin is in Hawaii with the team (Max, Nico, Julien and Anne Cecile) where the IBA Pipeline Pro stands all february long.
Martin est actuellement à Hawaii avec le team ( Max, Nico, Julien et Anne Cecile) où se tient la première épreuve du tour pro le Pipeline Pro.
Suivez l'actualité de la compétition sur notre page Facebook.


Crédit Photos: Aurelien Leroy.

2.04.2012

Andre Botha is back to Empire.

After few months riding for MILK BODYBOARDS, Andre Botha is back to Eddie Solomon's board brand EMPIRE BODYBOARDS.
It has been such an honor to have Andre onboard with us and shaping his boards and learn about his riding experience.
We wish him good luck and we won't forget the support he gave us.

1.22.2012

Des nouvelles d'Anne Cécile Lacoste.


Voici quelques news de notre vice championne du Monde Anne Cécile Lacoste, qui est parti à Porto Rico s'entrainer avant la première étape du Tour Pro à Hawaii en février.


"Le voyage suit son cours.
Apres un début de trip super intense niveau surf, la deuxième semaine se passe plus tranquillement histoire de visiter l ile. Decouverte de Rio et cascades , flaner dans les rues du Vieux San Juan et les boutiques fashion de Puerto Rico, yoga footing, et même cours de danse afro cubaine, tout va pour le mieux!



Hier j ai participé à une journée découverte du Bodyboard sur la plage principale de San Juan qu organise la bodyboardeuse Luz Marie Grande. Nous avons pu faire découvrir notre sport à des jeunes ainsi que faire partager nos experiences, c'était vraiment sympa.


Un nouveau swell rentre demain l occasion pour moi d aller surfer enfin le fameux spot du contest IBA a Isabella. Impatiente…." Anne Cécile.



1.19.2012

Julien Miremont joins POD pro team.

Julien MIREMONT is now in the professional POD team.




POD is renowned in the surf industry for successfully innovating products by incorporating working fundamentals with advanced technical design to equal the advances in riding progression. Products are manufactured to the highest standards using premium grade components and materials.
POD’s environment solution is to produce longer lasting products. This reduces the impact on the environment by decreasing land fill and lessening the amount of raw material drawn from the earth.
These principles have come from the simplicity of taking our own unique direction in design and working with YOU, the people who use our product/s to get the best feedback possible and in return we produce to the best of our ability.
POD’s design and innovation is all about purpose right down to the finest contour. High quality and durability are an integral part of this purpose. The biggest challenge alongside functionality is creating enduring forms not visually belonging to any era. This gives the products you buy a “timeless” and enduring quality.
This is the integrity and passion of POD which fuels our driving force to continually provide innovative and premium quality products, allowing you to take on the elements with confidence. 



Julien will be in Hawaii in February to run the first IBA World Tour event PIPELINE PRO. Stay tuned on milkbodyboards.com 

1.08.2012

Entretien avec Maxime Castillo.


 Salut Max, tu rentres des Canaries où tu as participé aux championnats du Monde avec l'équipe de France puis à la dernière étape du tour IBA au Fronton. Une expérience riche visiblement et forte en émotion avec les deux titres de Pierre Louis. Peux tu nous en parler ?

Ouuuuiiiiiiii c’est vrai que ce mois aux canaries à été tout simplement énorme!
On est arrivé avec Nico fin novembre où on a rejoint Amaury qui était déjà sur place il a pu nous montrer où les vagues étaient bonnes.
De suite il y a eu une très bonne entente dans le groupe et deux jours après Anne Cécile et Pierre Louis sont arrivés à leur tour, la compétition commençait le lendemain. Une fois terminée, l’équipe de France est sacrée Championne du Monde de Bodyboard, à peine le temps de se remettre de ces émotions que deux jours après  l’IBA est lancée. Au final Pierre Louis  deux fois Champion du monde ! Voilà tout s’est passé très vite mais ce fut des moments inoubliables !



Quelle était la différence avec l'an dernier toujours aux Canaries ?

Finalement je dirais que cette année a été totalement différente car nous n’avons pas arrêté les compétitions, puis une semaine avec l’équipe de France alors que l’année dernière nous avons bien plus surfé en free surf c’était vraiment un trip surf entre potes.



Gagner le titre de champion du Monde par équipe devait être énorme, Anne Cécile vice championne du Monde, avec Nico Padois (NDLR: qui est l'oncle de Max) en tant que coach, c'est la récompense suprême pour ce groupe d'amis qui est en même temps ta famille.

C’est vrai que c’est juste incroyable ! Quand je suis arrivé en 2003 sur Arcachon c’est Nico et Anne Cécile qui mon appris a surfer, toutes les années suivante Nico m’a toujours porté vers le haut et continué a m’entrainer toute l’année. Il m’as fait voyager le plus possible et ça m’a beaucoup fait progresser.
Personne aurait pensé que 8 ans après on allait se retrouver aux Canaries ensemble représentant la France aux Championnats du Monde !
C’était juste impensable mais bon comme dirait Nico « on ne sait jamais sur quoi repose l’avenir ».




Petit bilan de ta saison 2011: Un joli parcours aux trials de Pipe à Hawaii en Février, un titre de champion de France junior, pas mal de parutions dans les magazines, 7ème au championnats d'Europe open, 5ème au World Surfing Games junior, tu rates de peu la qualification pour le main event de Fronton et la commercialisation de ta planche chez MILK. Plutôt pas mal car tu viens juste de fêter tes 17 ans. De ton côté, comment as tu vécu cette saison ?

C’est vrai que ça a été une  bonne année, avec beaucoup de compétitions et également beaucoup de voyages, avec des rencontre très enrichissante a chaque fois. Faites que 2012 soit encore mieux !




A ton avis, quels sont les points où tu dois encore progresser pour arriver rapidement au niveau des meilleurs pros du Tour ?

Je pense que pour arriver aux niveaux des pros du tour la route est encore longue car le niveaux est vraiment très élevé et il nous l’on démontré aux long de l’année.
Il faut surtout que je m’entraine a frapper dans les grosses vagues, j’ai appris que l’engagement est très important dans le sport que l’on pratique et évidemment continuer a bosser le technique.



Tu vis désormais entre Arcachon et Biarritz où tu es en sport-étude, comment se passe ta nouvelle vie ?

Oui tous se passe bien, ça me permet de surfer plus, de m’entrainer plus sur un point de vue physique, donc tout ça me convient tout à fait.
C’est parfait et ça me permet de surfer des vagues différentes, souvent pourris, c’est un bon entrainement.



Quels sont les caractéristiques de ta planche chez MILK ? 

Ma planche est étroite et tendue pour un maximum de contrôle quelles que soient les conditions. Avec un nose pas trop large car j’aime bien avec la main avant bien sur le nose. J’utilise du Airflex Core le plus souvent mais bosser sur des customs me permet de tester des combinaisons de matériaux différentes.
C’est Nico qui m’a fait mon logo, que je trouve assez fun.
J’essaie d’utiliser des codes couleurs qu’on ne voit pas trop comme ma planche Mauve slick jaune malheureusement Mitch Rawlins en a une comme ça aussi.



Quels conseils peux tu donner aux jeunes qui veulent progresser rapidement ?

Surtout de surfer le plus possible car c’est en s’entrainement a fond qu’on arrive à des bons résultats, le mieux c’est de s’entrainer avec un club car c’est pas toujours facile de progresser tout seul. Et surtout de s’éclater à chaque fois qu’ils enfilent leur combi !



Tu as désormais ton propre site internet. C'est à la fois une belle consécration et la preuve de ton professionnalisme ? Peux tu nous dire ce qu'on peut y trouver ?

Oui j’ai maintenant mon propre site internet c’est en effet une belle carte de visite pour moi. On peut y trouver toutes les actualités sur ce que je fais puis également les vidéos et photos de tous mes voyages et bonnes sessions.



Qu'est ce que tu préfères le plus dans le surf ?

Rien en particulier j’aime tout sauf le froid l’hiver.



Ton jeune frère Alex était également aux Canaries avec toi pour te suivre et te supporter. Alex a un gros potentiel également. Vous êtes très complice non ? 

Oui c’est vrai que c’était cool que Franki (NDLR : surnom donné à Alex) soit là cet hiver. C’était son premier vrai trip sur des vagues de reef, je pense qu’il a beaucoup apprécié et ça va lui donner envie de persévérer dans le bodyboard. Je pense qu’il peut aller loin.



Ton coach, Nico Padois, fondateur du club Ocean Roots est aussi ton oncle. Vous avez une relation très fusionnelle, est ce un avantage dans ta progression ?

Je pense que c’est un gros avantage sur ma progression. Comme je disais,  toute a l’heure, c’est lui qui m’as tout apprit et parfois il se permet de me dire ou me conseiller certaines choses qu’une personne hors de ma famille ne se permettrait pas de me dire et ça m’aide beaucoup.


Tu es un des ambassadeurs de la marque Sen No Sen qui est une des rares marques de vêtements à s'investir activement dans le bodyboard, c'est important pour toi de soutenir des marques et des gens proche de toi comme Milk, Sen No Sen, ton club Ocean Roots ?

C’est vrais que ça fait toujours plaisir de représenter des marques et les gens qui sont proche de moi car on n’oublie pas d’où on vient.



Tu pars à Hawaii en Février, quels sont tes objectifs là bas ?

Ca va être énorme c’est vraiment un endroit de fou !
J’espère atteindre le Main Event, c’est mon objectif pour le contest, et en free surf j’aimerais pouvoir filmer et choper quelques bonnes photos.



Tes plans pour 2012 ?

A la rentrée d’Hawaii je me concentre à fond sur mon Bac. Je vais travailler cet été pour réunir du budget afin de participer au maximum d’étapes IBA en espérant me qualifier dès que possible sur le GSS. Ca me permettra également de voyager un maximum.



Un dernier mot ?

Merci a tous mes sponsors (Milk bodyboards, Sen No Sen, Ocean Roots), merci également à tous les gens qui m’ont supporté tout au long de l’année, merci à mes parents ! Big Up, à l’année prochaine !


Le site de Max: www.maximecastillo.com
Crédits photos: Aurélien Leroy & Nicolas Padois.



12.26.2011

entretien privé avec Anne Cécile Lacoste.





























Salut Anne Cécile, comment vas tu ?
Et bien tout va bien, surtout après toutes les belles choses qui viennent de m’arriver !

Tu viens de remporter le championnat de France, puis dans la foulée une jolie place de 5ème à l'étape IBA des Açores et pour finir la cerise sur le gâteau, vice championne du Monde ISA aux Canaries et championne du Monde par équipe. C'est assez dingue comme saison, est ce que tu réalises ?
Oui c’est complètement dingue ! Tout s’est enchainé très vite et j’ai toujours du mal à réaliser…L’année 2011 avait très mal commencée avec ma déchirure des ligaments du genou suivit de la Dengue, je m’étais résignée et je m’étais dit que ça serait une mauvaise année pour moi.. Mais finalement elle se termine mieux que ce que j’aurais pu espérer.
En plus, je n’ai participé à aucune compétition de l’année et en l’espace d’un mois, j’ai réalisé plus que tout ce que j’avais pu faire auparavant. C’est génial !
Les ISA World Surfing games resteront une expérience inoubliable pour moi. C’était vraiment énorme la force que nous a donné cet esprit d’équipe, notre amitié et notre passion pour ce sport .Quand nous avons remporté le titre de Champion du monde, c’était mystique, j’avais l’impression d’être dans un autre monde. J’espère vraiment que ce titre va aidé le Bodyboard français à reprendre l’ampleur et le respect qui lui ai du… Nous sommes conscient de ce que nous avons réalisé, maintenant à « ceux » qui tiennent les reines de s’en rendre compte eux aussi et de faire en sorte que notre sport continue à briller.


Depuis plusieurs saisons, tu es toujours sur le podium des championnats de France mais il a fallu attendre cette année pour le titre, pourquoi ?
Oui c’est vrai que j’étais abonné à la troisième place depuis un moment ! Pour moi les Championnats de France, c’était festif,  une occasion de revoir les ami(e)s . J’y allais bien sur en voulant gagner mais ce n’était pas ma priorité. Je ne me posais aucune contrainte et surfais limite comme en free surf. Je n’ai jamais eu l’esprit compétion et je pense que je manquais d’envie. Ce qui m’importait c’était surfer des bonnes vagues et m’amuser.
Je ne sais pas pourquoi cette année, mais quelque chose avait changé en moi, peut-être une frustration que j’avais enfouie, cette sensation de déception envers moi-même que j’éprouvais à chaque fois que je rentrais de cette compétition, comme si j’étais passée à coté de quelque chose a ma porté mais qui m’échappait encore une fois parce que je ne m’y investissait pas assez. J’y suis allée avec un tout autre esprit cette fois ci ; je voulais vraiment gagner !
Je me suis bien préparée avant la compétition, j’ai mis toutes les chances de mon coté, je me suis  plus isolée que d’habitude, je suis restée concentrée sur mon objectif, j’étais entourée et poussée par mon Club et toute l’équipe d’Ocean Roots, ainsi que par les encouragements de mes amis , ma famille. C’est comme si tout le monde voulait que je gagne jusqu’aux autres compétitrices et amies. C’était mon jour, c’était magique, « enfin ! ». J’étais tellement émue, je pleurais même déjà dans l’eau avant que la trompe sonne la fin de la finale. J’ai tout laché d’un coup. Tous mes « ptits enfants » d’ocean roots à qui j’ai appris a surfer étaient tous au bord pour me sauter au coup, ainsi que ma sœur Mahalia qui m’attendait en pleurant accompagnée de Janique Hoarau ma  bodyboardeuse préférée qui m’a fait rêver et m’a donné envie de me mettre au bodyboard quand j’étais jeune, ce fut un moment très fort en émotion, un cadeau de Dieu. Ce titre m’a aussi permis de prendre confiance en moi et a accentué ma motivation pour me lancer sur le tour Pro.


Pourquoi avoir attendu si longtemps également pour te voir sur la scène internationale ?
Je le répète, je ne suis pas une compétitrice dans l’âme. Faire une carrière professionnelle n’était vraiment pas une de mes priorités surtout que cette voix comprenait beaucoup de difficultés à savoir un coup financier que je ne pouvais assumer, et l’impossibilité de concilier ma vie professionnelle avec le tour pro. Quand je fais quelque chose, j’aime le faire à fond et bien. Je me suis donc investie dans la création du club et école de surf Ocean Roots à Arcachon durant 5 ans, puis s’en est suivit des déménagements à l’étranger, des voyages, des obligations et engagements personnels , toutes ces choses desquelles j’ai pu profiter et vivre pleinement sans aucun regrets.
On a tous des chemins différents qui se mêlent, s’entremêlent et se démêlent (parfois non malheureusement.. !) et tout ce temps comme tu dis m’a permis de me construire et mûrir.
Je participais à une, voire deux étapes dans l’année du tour pro, quand j’en avais l’occasion, mais sans m’y préparer vraiment… j’étais comme on dit « complètement à l’arrache » ! Je partais la veille au soir après avoir débauché, j’arrivais fatiguée, pas dedans, je repartais  frustrée énervée en disant que j’avais pas eu de chance alors qu’au fond de moi je savais que c’était complètement ma faute si j’avais échoué vu que je ne m’étais pas du tout investie et préparée comme les autres, même si la chance à une part dans toute victoire.
Je ne voulais plus me retrouver dans cette situation, alors j’ai sorti la compétition de ma vie et je me suis dis que le temps viendra pour moi s’il doit venir.
Il faut croire que la patience paye, l’opportunité se présente réellement pour moi cette année. Je vais travailler à la boutique Sen No Sen (Licious) à Arcachon Le Moulleau tout en participant à chaque étape du tour 2012, soutenu par mes sponsors Milk Bodyboards, Kanabeach et mon club Ocean Roots.
De ce fait, je ne vois plus la compétition du même œil. Tout ce qui était contrainte pour moi se transforme en avantage. Je vais pouvoir rencontrer des gens passionnés comme moi, créer des liens, découvrir d’autres pays, cultures, façon de penser, pouvoir surfer des spots mythiques, me confronter aux autres et repousser mes limites, bref, vivre une vie pleine d’aventures, de défis et de partage. C’est pas loin de ce que je faisais et recherchais quand je partais en voyage finalement !


Décris nous l'ambiance sur les compétitions entre filles.
L’ambiance est bonne et les filles se respectent beaucoup entre elles du point de vue sportif de ce que j’ai pu voir. Il y a beaucoup de partage, d’entre aide. Les bodyboardeuses professionnelles restent un nombre assez restreint et très peu d’entre elles arrivent à vivre de leur « métier ». Cela reste en parti un groupe de filles qui surfe à travers le monde animées par la même passion. C’est une grande famille très accueillante même si dans l’eau la compétition est rude (chose que j’ai mi du temps à accepter !) mais maintenant j’aime ça et j’ai envie de relever ce challenge.
Rien qu’entre Confital aux Canaries l’année dernière et les Açores cette année, pas mal de filles sont venues vers moi et des connexion se sont créées, ce qui laisse présager une bonne saison 2012 à venir, je suis impatiente !


Quelle est la suite du programme pour toi ?
Je passe les Fêtes de fin d’année ici en France avec ma famille, chose que je n’avais pas fait depuis longtemps. Je redoutais un peu ce moment car j’aime pas trop ça, mais finalement après les derniers évènements, ils sont tous heureux de m’avoir avec eux et moi aussi.
C’est important pour moi d’être près des gens que j’aime même si je suis souvent en vadrouille.
Je pars le 3 Janvier à Puerto Rico pour un mois rejoindre ma copine Panaméenne Bégona Martinez qui m’attend là bas. J’y vais afin de m’entrainer au chaud et profiter de cette ile à l’ambiance Caribéenne qui a l’air magnifique. Natasha Saguardia ainsi qu’Isabella Sousa nous rejoignent plus tard. J’ai trop hâte d’y être, j’espère que les conditions seront au rendez-vous. C’est un grand plaisir pour moi de retrouver ces filles, j’adore ce qu’elles dégagent et leur surf est vraiment impressionnant. Ceux sont des inspirations pour moi.
Ensuite je pars directement pour Hawaii pour la première étape du tour pro 2012 où je rejoins le team « frenchy ». Il semblerait que nous soyons pas mal à y aller cette année, avec une scène réunionnaise en masse parait-il. Ca risque d’être « légendaire » aussi tout ca ! Je reste un mois également là bas, afin de pouvoir profiter du free surf et visiter ce paradis. Je serais de retour en Mars pour recommencer à travailler au shop avant la prochaine compétition. La vie est belle !


Quelle vision tu as d'Hawaii ? A quoi t'attends tu ? Es tu impatiente ?
Moi qui adore voyager, je n’ai jamais rêver d’aller à Hawaii. Je me disais si je suis riche j’irai car pour moi c’était synonyme de beaucoup trop de monde à l’eau, trop cher, stressant, et vu que j’aime le calme et la tranquillité, d’autres endroits à découvrir m’attiraient plus.
Y aller dans ce contexte de compétition change la donne. Les compétitions à Pipeline sont réputées pour être toujours folles, c’est un spectacle hallucinant où l’on en prend plein les yeux, et si je passe les trials, j’aurais peut être la chance de surfer cette vague à quatre au pic voire deux, un rêve ! Ce serait un privilège d’exception.
J’ai vraiment hâte d’y être, de découvrir enfin cette ile mythique, cette vague légendaire, «La Mecque » quoi. Tout surfeur rêve d’y aller un jour, je prends cela comme une chance.
J’espère que les conditions seront bonnes et surtout que tout se passera bien ! La chance, le courage, l’engagement et mon petit brin de folie vont être mis a rude épreuve!


Quelle est la différence entre les bodyboards MILK et les autres planches ? Est-ce que ton matériel est une part déterminante de ta réussite ?
Avec Milk bodyboard, je peux me faire fabriquer mes planches sur mesure avec le shape et les couleurs que je désire.
C’est très important d’avoir une planche adaptée à son surf et son gabarit, chose difficile à trouver surtout quand on est une fille.
J’ai trop longtemps surfé des boards trop grande et épaisse pour moi, que je n’arrivais pas à bouger.
Les planches Milk me conviennent très bien .Je peux discuter de ce que je veux, ce que j’aimerais changer, tester ou améliorer afin de pouvoir perfectionner mon surf. C’est sur qu’avoir cette opportunité de pouvoir surfer ces planches ont été un déclic dans ma progression.


Est ce que tu as une préparation particulière pour les compétitions ?
Je suis un programme d’entrainement physique chez le magicien (comme je l’appelle), c’est mon kiné qui me suit depuis un bon moment et qui travaille aussi avec beaucoup de sportif. J’ai eu deux blessures importantes qu’il a soigné parfaitement, desquelles je suis sortie encore plus forte qu’avant. Il me fait travailler le renforcement musculaire surtout au niveau des bras, beaucoup de gainage et de cardio. J’y vais deux voir trois fois par semaine (tout dépend des vagues).
Ensuite, j’essai de me mettre à l’eau le plus souvent possible et de surfer toutes les conditions, même si des fois les vagues sont vraiment mauvaises. D’ailleurs, vu que les bancs de sable sont pas top en ce moment à la maison, je n’hésite pas descendre dans le sud dès que je peux pour surfer et profiter des bons carry et rougaille de mademoiselle Galais.
Je cours deux fois par semaine, et vais à la piscine si le temps ne permet pas de surfer.
J’essai de manger sainement et équilibré. Je termine mes journées par une séance de streching et je me couche tôt car c’est le moment où je récupère le mieux, pour me lever tôt ensuite le lendemain afin de profiter un maximum de la journée. En mode « mamie » diront mes amis!
J’apprécie ce rythme de vie. Il est important pour moi d’être bien dans ma tête et mon corps afin d’avoir pleinement confiance en moi au moment propice. De plus, pour moi Hawaii est un challenge, et synonyme de grosses conditions. Si  je me sens forte dans ma tête, et mon corps, ça me donnera déjà confiance en moi afin de pouvoir affronter cette vague dangereuse. 
Je pense qu’en me préparant ainsi, je mets toutes les chances de mon côté. Après il se passera ce qu’il doit se passer, mais au moins je n’aurais pas de regrets.


On dit bien souvent que c'est difficile d'être une fille au pic, mais tu es la preuve qu'on peut être une fille et se faire respecter. Chez toi à La Salie, tu n'as visiblement pas trop de  problème à t'imposer... 
Ce respect je me le suis gagné. Ca n’a pas été facile , mais j’aimais trop le bodyboard pour laisser quoi que ce soit m’empecher de continuer à surfer. J’ai été patiente, quitte à aller surfer sur un spot pas top afin d’être tranquille alors que c’était  parfait à coté, quitte a attendre  deux heures au pic avant d’avoir enfin une vague, quitte à me faire braquer sur mes vagues, j’ai jamais bronché et même avec ça, j’étais heureuse dans l’eau.
Je n’ai jamais été favorisée parce que j’étais une fille, et s’imposer dans ce monde est assez difficile. Mais c’est inconsciemment que j’y suis arrivée. En effet, je n’ai fait que vivre ma passion, dépasser mes limites et prendre du plaisir, sans jamais avoir pour but une reconnaissance quelconque. Moi je respecte tout le monde, c’est trop génial d’être à l’eau avec toutes les générations qui se mélangent, les vieux, les jeunes, les filles, les idiots, les aigris et les prétentieux, ceux qui fracassent et ceux qui prennent que des boites, le comique de service, celui qui hurle à chaque fois qu’il a une vague, tout ce petit monde à l’eau, cette ambiance, ça me fait plait, ça me fait rire et c’est ça qui est bon quand on est à la maison. Je pense que tu reçois des autres ce que tu leur inspires. Et donc tout c’est fait naturellement avec le temps pour moi.
Quand je rentre dans l’eau, je suis polie et souriante avec les gens même si je ne les connais pas, j’attends mes vagues et ça se passe super bien comme ca. Et si je me fais braquer ou que j’ai un problème, je reste calme, je déteste les conflits, je pars du principe que si quelqu’un est mauvais la vie le lui rendra. Et puis c’est vrai que lorsqu’il y a des conditions solides, je rentre à l’eau alors que certains mecs restent au bord et ça, ça paye aussi, surtout quand on est une fille.
On ne pourra pas empêcher les hommes d’avoir une attitude méprisante dans l’eau… on ne pourra pas les empêcher d’être macho et de nous rabaisser parce qu’on est tout simplement une fille (qui plus est allongée sur un bodyboard !) , mais bon, c’est le jeu et ça ne me touche pas du tout, c’est comme ça,  on fait un sport de mec. Je trouve quand même qu’avec le temps et le niveau des nanas qui a vraiment augmenté, il y a beaucoup moins de problèmes entre fille et gars dans l’eau.
Surfer cela doit rester un plaisir,  fille-garçon, pro ou pas pro, bon ou mauvais, body, surf et maintenant paddle, on s’en moque, y’en pas un qui a le droit à plus de respect que l’autre, il y a des règles qui existent et après, tout est une question de savoir vivre et d’humilité.
Y’en a qui ont compris et d’autres qui ne comprendront jamais.  


Tu t'es impliquer dans une association de filles dernièrement, peux tu nous en parler ?
Cette association s’appelle Mermaids. En fait, à la base du projet se trouvent trois personnes qui sont Marine Mainguy bodyboardeuse et compétitrice, Elodie Redon bodyboardeuse passionnée et la photoraphe et surfeuse Emilie Masson.
Elles ont monté cette asso afin d’essayer de créer un groupe de filles animé par la même passion qu’est le bodyboard. Ainsi, elles proposent des sessions ensembles juste pour le plaisir, où Emilie nous prend en photos, des séances d’initiations, de découverte ou de perfectionnement auprès des personnes qui le désirent, afin de donner gout aux filles à notre sport et motiver celles qui ont essayé et qui se sentent seule à continuer.
Moi qui suit souvent avec des gars , ça m’a toujours manqué d’être avec des nana à l’eau, grâce a cette association, j’ai pu rencontrer des personnes avec qui je m’entend vraiment bien et qui sont devenues des amies. On fait que des trucs de filles qui tournent autour du surf, c’est parfait !
J’espère vraiment que les filles vont pouvoir réussir à accomplir les projets qu’elles souhaitent entreprendre avec cette association et réussir à la développer. Je leur apporte tout mon soutient.


Enfin, on voit souvent arriver des filles en compétition qui un niveau assez faible alors que pour toi c'est peu l'inverse, tu as beaucoup voyagé et travaillé ton surf avant de te lancer sérieusement en compétition non ?
Aux Isa World Surfing Games, quand j’ai di mon age aux autres filles, elles ont fait « quoi ?! Mais pourquoi t’es pas sur le tour depuis plus longtemps? ».
Nous faisons nos choix dans nos vies en fonction de ce qui s’offre à nous. Je suis passionnée de bodyboard et de voyages et j’ai eu la chance de pouvoir concilier tout ça avec mon travail. J’ai pris beaucoup de plaisir à créer le club Ocean Roots, je m’y suis investi à fond, j’y ai appris beaucoup de choses, et partagé des moments inoubliables. Et en même temps, j’ai pu aussi profiter de mon temps libre pour voyager dans des endroits magnifiques ou j’ai surfé des vagues de qualité, des vagues de reef, surfer du gros et fuir l’hiver et l’eau froide. J’ai vraiment progressé en ayant ces opportunités de bouger et me confronter à d’autres style de vague que La Salie. C’était le compromis parfait. J’ai pu m’ouvrir l’esprit,, reçut de précieuses leçons de vie et pris en maturité dans mon surf et moi-meme grâce à ces voyages et ces rencontres.
J’ai acquis une technique et un niveau me permettant maintenant de pouvoir me mesurer aux meilleures bodyboardeuses mondiales, je me sens prète et j’en ai envie ! Je suis curieuse de voir à quoi ça ressemble, j’ai pu profité de tout ce que je voulais sans faire les sacrifices et concessions que demandent le tour pro, maintenant j’ai l’opportunité de le faire, j’ai eu des bons résultats dernièrement, toutes les conditions sont réunies pour que cela se passe bien, alors autant en profiter !  Il se passera ce qu’il devra se passer, c’est déjà une chance de pouvoir y participer, ce sera peut être la seule,  ça sera toujours une bonne expérience dans ma vie et qui sait ou ça me mènera, tentons-le !


Un dernier mot ?
Je voudrais remercier tous les gens qui m’ont soutenu et encouragé durant ces derniers temps, cela m’a beaucoup aidé et j’avais vraiment besoin de ça. Merci à mes amis, ma famille, pour tout l’amour, la joie et la force que vous me donnez. Tout ce que l’année prochaine prévoit, même si nous sommes éloignés par la distance, je le vivrais avec vous en vous gardant précieusement dans mon cœur. Merci à tous, toutes ces belles choses qui arrivent dans ma vie n’auraient pu s’accomplir sans vous. Bonnes fetes à tous, le meilleur pour vous pour cette année 2012. PURA VIDA !

12.21.2011

2012 Milk countoured deck.

2012 countoured deck is now available for custom boards and some special signature board editions.

Notre nouveau contour deck est désormais disponible pour les planches sur mesure et sur certains pro model 2012.